La CFE-CGC d’Air France condamne sans réserve le projet de loi pompeusement intitulé : « loi relative à l’organisation du service et à l’information des passagers dans les entreprises de transport aérien de passagers » voté majoritairement par le parlement, le 24 janvier dernier. Notre organisation professionnelle ne peut tolérer une tentative de restriction, voire d’interdiction du droit de grève des personnels des compagnies aériennes françaises au prétexte indu du trouble porté à l’ordre public.
Nous rappelons à Messieurs les députés de l’Assemblée Nationale que nous n’avons pas attendu une période électorale pour trouver avec la Direction d’Air France, des solutions permettant de respecter les clients d’Air France. Nous sommes signataires avec une majorité des syndicats de notre entreprise d’un accord dit de « veille sociale » imposant à chaque partie, un délai de prévenance de cinq jours avec obligation de négociations durant ce délai avant de pouvoir lancer un mot d’ordre de grève. Néanmoins, en ces périodes d’extrêmes difficultés économiques pour notre compagnie, la CFE-CGC d’Air France n’appellera pas les salariés à faire grève les 06, 07, 08 & 09 février comme le recommandent d’autres organisations professionnelles de l’entreprise. La situation financière est suffisamment compliquée pour ne pas rajouter au positionnement surprenant du Gouvernement, une raison supplémentaire de durcir plus encore le plan de transformation dévoilé le 12 janvier.
Pour la CFE-CGC d’Air France, Ronald NOIROT, Secrétaire Général
Publié le 03/02/2012 - Accès Public

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